Le Prix Fondation ARC

Léopold Griffuel

Le Prix Fondation ARC Léopold Griffuel est le plus important dans le domaine de la recherche sur le cancer en Europe. Depuis 1970, il récompense les scientifiques et les médecins qui ont apporté une contribution majeure à la compréhension, au diagnostic, au traitement et à la prévention des cancers. Il a été créé selon la volonté de Mme Griffuel, en l’honneur et à la mémoire de son défunt mari, M. Léopold Griffuel.

A l’occasion de la remise des 46èmes Prix Fondation ARC Léopold Griffuel, la Fondation ARC organise un symposium scientifique en l’honneur des lauréats. Cette année, le Jury, présidé par le Professeur Jules Hoffmann, Prix Nobel de physiologie ou de médecine 2011, a décidé d’attribuer le Prix Fondation ARC Léopold Griffuel de recherche fondamentale au Professeur Peter Carmeliet et de partager le Prix Fondation ARC Léopold Griffuel de recherche translationnelle et clinique entre le Professeur Martine Piccart et le Professeur Caroline Robert.

Prix Fondation ARC Léopold Griffuel de recherche fondamentale

Le Professeur Peter Carmeliet est directeur du laboratoire d’angiogenèse et de métabolisme vasculaire de l’Institut de biologie du cancer du VIB – Ku Leuven (Belgique). Il est considéré comme un chef de file dans le domaine de la néo-angiogénèse tumorale. Ses premiers travaux ont contribué à mettre en évidence le rôle du VEGF dans la formation de nouveaux vaisseaux sanguins au voisinage de la tumeur, ce qui a conduit à la mise au point de plusieurs traitements anti-angiogéniques fondés sur l’inhibition du VEGF. Ces molécules sont maintenant utilisées comme traitement standard de plusieurs cancers.

Le Professeur Carmeliet a également décrypté le rôle du PIGF dans la néo-angiogénèse pathologique. Il a ensuite créé une start-up afin de développer de nouveaux traitements à partir de ses découvertes. Il travaille désormais sur le métabolisme des cellules endothéliales pendant le développement des vaisseaux sanguins. Ses nouveaux projets de recherche ont déjà permis d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

 

Prix Fondation ARC Léopold Griffuel de recherche translationnelle et clinique

Le Professeur Martine Piccart est chef du département de médecine à l’Institut Jules Bordet et professeur d’oncologie à l’Université libre de Bruxelles (Belgique). Elle a travaillé pendant de nombreuses années sur les cancers du sein et de l’ovaire et a publié plus de 500 articles scientifiques. Elle a concentré ses travaux sur la recherche translationnelle et clinique en oncologie et est devenue l’un des chefs de file dans le domaine des thérapies ciblées. Elle a participé activement à établir l’importance du trastuzumab pour le traitement des tumeurs mammaires HER2+. Elle a également dirigé l’un des premiers essais cliniques sur l’utilisation de biomarqueurs moléculaires dans le traitement du cancer du sein.

Le Professeur Piccart a aussi été directrice de nombreux groupes de travail au niveau européen. Elle a fondé le Breast International Group (BIG) en 1996, lequel a permis de lancer une cinquantaine d’essais cliniques dans le monde. Elle est considérée comme une personnalité majeure de la collaboration européenne et internationale dans la recherche clinique sur le cancer.

Le Professeur Caroline Robert est chef du département de dermatologie de Gustave Roussy (Villejuif) et co-directrice d’une équipe de recherche translationnelle. Au cours de sa carrière, elle a aussi bien travaillé dans des groupes coopérateurs en recherche clinique que dans des laboratoires de recherche fondamentale, avec comme point commun un intérêt pour le mélanome cutané. Elle s’est d’abord intéressée aux traitements anti-BRAF et anti-MEK en rejoignant comme investigatrice principale un programme clinique sur l’utilisation du darafénib et du trametinib. Ces travaux ont mené à l’autorisation de ces deux thérapies dans le traitement du mélanome. Elle a ensuite participé à une vaste étude clinique sur l’utilisation du vemurafénib. Elle poursuit ses travaux sur les thérapies ciblées en étudiant les mécanismes de résistance du mélanome à cette famille de traitements.

Le Professeur Robert a également joué un rôle majeur dans le développement des immunothérapies contre le mélanome. Elle a contribué à l’utilisation des anticorps anti-CTLA4 et a plus récemment réalisé un essai clinique sur l’utilisation d’un traitement anti-PD-1. Son travail a changé les standards dans la prise en charge thérapeutique des mélanomes et a ainsi amélioré la vie de nombreux patients.